La RSE, pilier du sens du travail en période de Covid-19

Les mesures sanitaires prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 (distanciation sociale, port du masque, développement du télétravail, interdiction des temps de convivialité, etc.) menacent nécessairement la cohésion des équipes, et augmentent les risques d’isolement.

Face à ces risques, le leadership du manager peut être mis en péril, et il s’avère indispensable de fédérer les équipes en leur rappelant le sens de leurs missions. Le « sens » du travail, notion fondamentale, se définit comme la raison pour laquelle un salarié apporte chaque jour ses compétences au service de l’entreprise.

Un salarié en perte de sens risque de s’isoler, se démotiver et ne plus s’impliquer dans l’entreprise. C’est en travaillant autour de valeurs communes et d’objectifs collectifs et individuels clairs et réalisables, que les salariés conservent leur motivation, surtout dans la période aux perspectives incertaines que nous vivons.

McKinsey a constaté que les employés qui disent avoir du sens au travail ont un niveau de bien-être 5 fois supérieur et d’engagement 4 fois supérieur à ceux qui ne trouvent pas ou peu de sens à leur emploi.

Avec l’évolution du dérèglement climatique, l’impact social et environnemental de l’activité des entreprises prend une importance de plus en plus forte dans les esprits, et la mobilisation des salariés passe aussi, désormais, par la capacité de l’entreprise à se mobiliser sur les enjeux de notre époque. Par conséquent, les salariés investis dans la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) sont les plus épanouis, et donc les plus motivés et efficaces.

Les sondages sur le sujet sont éloquents, à titre d’exemples :
71% des salariés souhaitent que leur employeur leur fournisse plus d’opportunités de s’investir dans des actions pour améliorer l’impact social et environnemental de leur entreprise ;
70% des salariés déclarent qu’ils seraient plus « loyaux » et plus « fidèles » envers leur employeur si ce dernier était réellement investi dans une démarche de responsabilité environnementale ;
– Les jeunes de la génération Y sont 79% à placer la RSE comme critère de leurs recherches d’emploi, et 76% à placer la RSE au-dessus du salaire dans ces critères.

C’est toute la stratégie de l’entreprise qui doit être pensée avec la RSE comme pilier de motivation du personnel.

Dès le recrutement, il doit être établi un lien explicite entre la finalité de l’entreprise et les compétences que chaque salarié peut apporter. Les témoignages des salariés présents peuvent aider dans cette démarche.
Chacun doit se sentir comme partie prenante d’un grand projet ambitieux et vertueux.

En encourageant les salariés à se concentrer sur l’expression de leurs valeurs personnelles au travail, on renforce leur motivation et leur fidélité à l’entreprise. Le feedback doit aussi s’articuler autour de la RSE.

Autrement dit, le maximum d’interactions entre le manager et son équipe doivent converger vers l’implication du salarié dans la RSE de l’entreprise.

30 mars 2021 – 3 min de lecture